Ils m’ont aidé à monter mon projet

Hello !

Après quelques jours bien occupés, loin de l’ordinateur, me revoilà.

Cette fois ci, il me tient à coeur de vous parler des personnes qui m’ont accompagné dans la construction de mon projet.

J’ai décidé de partir en Inde après avoir vu un reportage sur Varanasi (clique sur le mot « reportage » pour le voir aussi). J’ai été subjuguée par la dimension spirituelle, omniprésente dans le reportage, et les couleurs vives.

Alors, j’ai cherché un organisme, j’ai lu des expériences de voyageurs. Je ne voulais pas faire de tourisme humanitaire, comme ce que propose Projectabroad, ou mission-humanitaire.fr. Sur ces sites, on vous propose de payer (parfois 3000 euros) pour partir 15 jours dans un pays en crise humanitaire et « aider la population » sur place.

Premièrement, je ne voulais pas payer pour aller dire coucou à des personnes vivants dans des conditions de vie difficiles. Deuxièmement, je ne voulais pas exploiter ce filons des organismes qui exploitent la misère des populations pour se faire du fric. Troisièmement, je voulais partir deux mois, dans une asso complètement indienne, sans ingérence post-coloniale.

Le passage obligé par la permanence du CRIJ

Le CRIJ (Centre Régional d’Information Jeunesse) est une véritable mine d’or pour des jeunes en quête d’aventures, ou simplement en quête d’eux mêmes. Si tu cherches un emploi, un logement, ou un métier, tu peux te rendre là bas tous les jours de la semaines, et tu rencontreras des professionnels super bienveillants, à ta disposition (parfois sur rendez-vous) pour discuter et obtenir des infos.

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   Et quand tu as une petite idée derrière la tête, du style « partir en Inde en sac à dos » tu peux aussi aller là bas. Le mercredi et le Jeudi, se tient une permanence dédiée à l’accompagnement des projets de jeunes entre 15h et 18h. A cette permanence, tu peux poser toutes tes questions, mais surtout obtenir des conseils pour remplir un dossier de demande de bourse. Car : cerise sur le gâteau, la ville de Rennes a créé un Fond Rennais d’Initiatives Jeunesse.  C’est un dispositif de soutien aux projets jeunes initié par la Ville de Rennes et animé par le CRIJ Bretagne, qui a pour objectif de susciter, soutenir, développer et faire connaître l’esprit d’initiative des jeunes de 15 à 25 ans .
Chaque année, environ 90 projets sont soutenus grâce à ce dispositif, le coup de pouce financier s’échelonnant entre 200 et 800 € par projet.

Allez, parce que j’ai vraiment envie que toi aussi tu te lances, je te met toutes les infos ici . Ca vaut le coup de tenter, de monter le dossier, de faire son budget. Moi j’ai obtenu 800 euros. Je m’étalerai plus sur le dit budget dans un prochain article.

Alors, un mercredi, par hasard, j’ai poussé la porte du CRIJ, rencontré Aurélie, chargé de projet, et on a discuté. Elle m’a remis un dossier, et conseillé de passer au CRIDEV pour me faire accompagner et prendre un peu du recul vis à vis de mes idées. J’ai écouté Aurélie, et j’ai parcouru les 100 mètres qui séparent le CRIJ du CRIDEV.

A Rennes, le CRIDEV t’initie à la solidarité internationale

cridev1Je n’ai pas la prétention de sauver le monde, ni l’ambition d’apporter quoi que ce soit à l’association Kutumb. J’ai connu cette asso par le biais du Président de l’association Agir pour Bénarès (si tu cliques tu trouves le site), Michel Battle. c’est une petite association bretonne qui envoie souvent des professionnels de santé à Varanasi pour apporter du renforts aux dispositifs sur place. Il travaille avec le docteur Ashish (que je vous ai présenté dans cet article).

Mon projet de départ était de partir à la rencontre de professionnels et d’échanger autour de nos pratiques en promotion de la santé et prévention. Après être passé au CRIJ, je suis allée au CRIDEV pour échanger avec des professionnels spécialisés dans l’accompagnement de projets de « solidarité internationale ». Là bas, le mot humanitaire est bannit. Le CRIDEV c’est le Centre Rennais d’Information pour le Développement et la Solidarité entre les Peuples. J’y ai rencontré Elise, une sorte de bonne fée 2.0.

Elise, elle te remet vite les pieds sur terre. Non, elle te fait pas déchanter. Mais elle t’aide à mettre des mots sur tes aspirations, et surtout, elle t’accompagne avec sa bienveillance, sur la voie de la solidarité internationale : une solidarité humble, où tu te rends dans un pays pour y découvrir une culture, et pour apprendre avant de penser enseigner. Elle te rappelle que personne ne t’attend, que tu n’es pas indispensable, et que c’est toi qui as voulu partir. Alors faut pas t’attendre à sauver le monde du haut de tes 25 piges, et tes belles intentions.

La douche froide ? Non. Du bon sens. Moi la première, j’ai imaginé que j’allais partir pour « aider ». Parce que devant la famille qui comprend pas forcément ce coup de tête, et les amis qui te regarde à la fois avec peur et envie, faut mettre du sens, et montrer que t’as du courage. Mais en fait avec Elise, je me suis détendue, j’ai enlevé toute la pression qui aurait pu peser sur mes épaules si je m’étais mise en tête de sauver le monde, et je me suis dis : Lucie, tu pars pour apprendre, découvrir, et surtout te découvrir.

Les bonnes fées d’Aventures du Bout du Monde

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Je dois vous avouer un truc. Dans la vie, j’ai souvent eu le *** bordé de nouilles. Bon, j’ai aussi eu mon lot de petits (gros) tracas. Mais quand il s’agit de coup de pouces, j’ai plutôt de la chance. Et ma bonne étoile a frappé lorsque j’ai rencontré Aurélie du CRIJ. A la fin de notre entrevue, elle m’a glissé deux trois mots sur l’association ABM qui offrait une bourse à un jeune pour un projet de voyage. Le timing était serré, mais elle m’a conseillé de me renseigner. Ni une, ni deux, j’ai sauté sur l’occasion et les ai contacté. Par (second) coup de chance : ils avaient reporté la deadline pour le dépôt des dossiers, ce qui m’a donné une semaine pour monter mon projet. On était en Janvier. Elise du CRIDEV m’a bien aidé, j’ai pu déposer le dossier à temps. Après les vacances de Février, je suis convoquée devant un jury pour défendre mon bébé.

L’association ABM propose à ses adhérents globe-trotters voyageurs des informations pratiques pour préparer leur voyage, notamment autour du monde. Passionnés de voyages et d’aventures, leur but est d’encourager le voyage individuel proche ou lointain, d’un style simple et naturel, dans le respect des pays visités.

J’y ai rencontré encore un fois de très belles personnes, passionnées, comme moi, de voyage. J’ai défendu mon projet avec tout mon coeur, et puis, le destin a fait le reste. Une semaine après, Pascal, le président du Jury m’a appelé pour me féliciter et m’inviter à une remise de prix devant toute l’asso (genre 300 personnes dans une salle, et toi sous un projecteur mettant en évidence que t’as mis un soutien-gorge noir sous une chemise blanche #erreur de débutant). Bref, un bonheur, et encore une fois, un plaisir de partager, et de recevoir mille conseils, de voyageurs beaucoup plus avertis que moi. J’ai aussi remporté un joli soutien financier de 500 euros, en plus de toutes ces rencontres humaines qui elles, n’ont pas de prix.

ABM ce sont mes bonnes fées aussi, car depuis qu’ils m’ont adoptée parmis eux, ils ont toujours répondu présents. Ainsi, Jean-Paul (responsable d’un atelier de montage photo/video au sein de l’asso) m’a aidé à préparer mon appareil photos pour le voyage, Jean-Yves m’a prêté un sac à dos de compèt’ ainsi qu’un plus petit sac et un duvet (mais m’a surtout offert la possibilité d’une chouette après midi en sa compagnie), Pascal a relayé chacun de mes appel aux secours aux autres adhérents, tout comme Clément. Et enfin, Morgane m’a soufflé l’idée d’investir dans de l’huile essentiel de cannelle pour protéger mon estomac des effets de la nourriture épicée.

Bien évidemment, je ne parle pas dans cet article de toutes les bonnes fées qui m’entourent au quotidien : ma famille qui me soutient malgré une inquiétude palpable, mes amis qui m’encouragent, mes coloc, et toutes les personnes rencontrées depuis six mois qui me racontent toutes des histoires à dormir debout sur l’Inde, ce qui m’offre une préparation psychologique redoutable.

La dernière en date : il parait qu’en Inde il y a des « gangs de singes alcooliques et drogués, qui t’agressent pour avoir de l’alcool ». Voilà voilà. Je sens que vous riez, alors promis, je consacrerai un article à tous les conseils que j’ai reçu avant mon départ.

A demain !

Lucie

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