Je trouve pas les mots

Hi,

Quatrième journée en Inde. Ca fait quatre jour que je pense à écrire cet article. Mais je ne sais pas par où commencer, ni comment décrire ces quatre jours, et ma première impression sur l’Inde

Frappant

C’est le premier sentiment que j’ai vécu en posant les pieds à Mumbai. Frappée par la chaleur, frappée par l’humidité, et frappée par le regard des indiens qui ne me quittaient pas des yeux. Je me suis sentie étouffer dans cette atmosphère. C’est comme prendre une claque dans la gueule. Et puis il y a eu ma première fois en ville, où on me disait que l’on se rendait dans un bidonville pour me faire visiter la clinique communautaire : durant tout le trajet je me croyais déjà dans un bidonville. Les maisons sont en ruine, les gens ferment leur porte d’entrée (en bois) avec un cadenas.

Déroutant

Au bout du deuxième jour, je me sens complètement perdue. Arrivée au village Kutumb (l’association), je me rend compte que personne ne parle anglais (sauf le Dr Ashish) et la barrière de la langue m’empêche d’être comprise, mais surtout de comprendre. Je ne peux pas participer aux discussions, ni prendre part à la vie sur place. Mon corps refuse de s’habituer au piment présent dans la nourriture, je crois que mon esprit, lui, lutte pour se raccrocher à quelque chose. Je me sens comme enivrée par toutes les informations que je reçois à la minute, et, complètement dépassée. C’est donc ça le vertige indien ? Moi qui aime tout contrôler, moi qui voulais lâcher prise, je me retrouve face à moi même. Et quelque part cette difficulté me fait du bien. Elle m’oblige à me confronter à mes peurs.

Innocent

L’innocence c’est ce qui me frappe chez les indiens que j’ai croisé. Chez les enfants de Kutumb village d’abord. Ils n’ont rien, ils n’ont pas de famille, mais ils ont eu la chance de tomber sur le docteur Ashish et sa femme Puja, et ils sont heureux. Leur énergie, leur sourire, c’est universel, cela sera mon repère durant ces premiers jours. Dès que j’ai besoin d’un petit souffle d’innocence, je m’en vais jouer avec eux, ou leur proposer des séances photos où ils hurlent de rire en se voyant dans l’objectif. Ils vivent tout de même dans un confort sommaire. Un matelas de transat, sur une planche en bois, douche au seau, et des patates matin midi et soir. Je suis logée à la même enseigne. Mais…attendez….pour eux ça n’est pas rude. C’est pour moi que ça l’est, en fait. Eux sont heureux, dansent chantent, rient, me taquinent sans arrêt. Mais moi, j’ai du mal à m’y faire. Parce que je n’arrive pas à me défaire de mon cadre de référence, de ma culture.  Et si je me laissais du temps ?

Pour l’Inde, ils sont dans un endroit très confortable, propre, et sécurisant. L’association leur paye leur scolarité, ils ont des cours de danse et de chant. Bref, une jolie vie.

émancipant

Quand on partage un endroit à plus d’un milliard, pas le temps de niaiser. Ici c’est un peu marche ou crève. Aussi, la famille qui m’accueille est adorable, mais ils n’ont absolument aucune idée de ce qu’il voudraient que je fasse pour les aider. Moi à qui on avait dit « ne va pas en sauveuse, ne t’impose pas et laisse les te donner une place », je suis un peu surprise du résultat. Quand on a rien a faire et personne avec qui échanger, les journées sont longues. Du coup j’ai contacté une française qui vit à Varanasi, Monique, et je vais aller vivre chez elle, en ville, pour pouvoir découvrir la culture, et échanger avec des personnes qui parlent anglais. YES. Demain, je serai chez monique, et j’espère pouvoir assister à mon premier lever de soleil sur le gange d’ici deux jours. Depuis le temps que je l’attend celui là. Grâce à Monique, je vais, je l’espère chopper quelques truc à savoir, afin de ne pas me perdre dans les rues (qui ne comportent aucune indication, ici il faut tout connaitre par coeur, ou prendre un tuktuk), savoir comment faire confiance et à qui pour les choses simples de la vie (comme le trajet en tuktuk, ou acheter de la nourriture).

Concernant mon engagement dans l’asso, je pense que je vais encore les assister pendant une semaine, puis je partirai peut être de varanasi. Enfin je n’en sais rien. Mais je ne veux pas rester dans l’asso pour rester dans l’asso. Ca ne sert à rien si ils n’ont pas besoin de services que je suis capable de leur rendre. Dans ce cas, je préfère partir voyager.  Et découvrir les choses autrement. Et qui sait, peut être que sur ma route, je croiserai le chemin d’une nouvelle association.

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