Impressions à froid

Bonjour,

Tout d’abord, je n’ai pu publier d’article ces derniers jours car nous avons eu une énorme panne de courant, et la box internet est tombée en panne quand le transformateur a explosé. En même temps, cela m’a bien arrangé, car maintenant j’ai plein de choses à vous raconter.

Du coup, je vais vous faire un petit article choses imaginées / choses vécues sur mes premiers jours en Inde du nord. Pour essayer de vous faire ressentir au maximum ce que je vis.

L’Inde ça ne se décrit pas, ça se vit

Avant mon départ j’ai essayé de capter l’atmosphère de l’Inde, d’en saisir quelques réalités. J’ai lu, regardé des vidéos, parlé à des gens qui avaient eux même vécu des voyages en Inde. Mais aujourd’hui, je suis plutôt d’accord avec cette phrase que j’ai souvent entendue : l’Inde c’est indescriptible, il faut le vivre pour le comprendre. C’est peut être l’affirmation la plus véridique que je suis en mesure de vous livrer aujourd’hui.

Quand je suis arrivée en Inde, j’ai été frappée très fort. Il m’a fallut plusieurs jours pour m’habituer au bruit des klaxons incessants, et ne plus être effrayée à l’idée de marcher dans la rue. Au regard appuyé des indiens sur moi, et ne plus être effrayée à l’idée de marcher dans la rue. A la rencontre des vaches, buffles, chiens errants, rats, souris, taureaux, chèvres qui sont posés en plein milieu de la route ou que l’on croise partout au détour des petites ruelles, et ne plus être effrayée à l’idée de me déplacer dans celles-ci. Aux odeurs nauséabondes : l’urine, les excréments, les poubelles. On se croirait dans le roman « Le Parfum ». Cela va droit au coeur, et remonte au début. Et puis…on s’habitue, comme à tout. Pour vous donner une idée c’est un peu comme quand on passe rue de la soif à Rennes, mais ça sent pareil partout.
A la saleté aussi…les rues sont sales, et ça ce n’est pas descriptible. Vous pouvez regarder les photos que je poste sur ma page Facebook régulièrement, peut être vous donneront-elles une idée. Il y a un nombre de bouzes inestimable, et tout le monde marche en tongues ou pieds-nus.Moi aussi, et au début, cela me dégoutait. Maintenant, je n’y prête plus attention. C’est comme cela de toute façon. Ca ne changera pas tout de suite

A la chaleur, accablante, humide. On marche 5 minutes et on est tellement trempé que l’on pourrait essorer nos vêtements. Au début j’en souffrais de cette chaleur moite et saisissante. Mais très vite je m’y suis habituée, j’ai acheté deux pantalons larges et un foulard pour m’essuyer le front régulièrement, ou me couvrir la tête de temps en temps dans les temples. Au final, quand la pluie tombe, j’adore car elle me rafraichit. J’apprécie d’être moite tout le temps.

La beauté et l’hygiène

Les femmes indiennes sont magnifiques. Elles sont très coquettes. Je pensais pouvoir l’être aussi. Mais en fait, je n’ai jamais ressentie l’envie de me maquiller un peu, ou de passer des heures à me préparer. Mes cheveux sont partis en friche, mon visage est nu, mais qu’est ce que je suis bien sans ces artifices. Ici on va au plus pratique : cheveux noués pour ne pas avoir chaud, vêtements amples (on mélange les couleurs sans hésitation), une bonne paire de tongues pour entrer et sortir des temples sans avoir à passer trois heures à mettre / ôter ses chaussures. Et hop, en avant !

Sur l’hygiène en revanche, je ne lésine pas. Ici il faut prendre plusieurs douches (froides, parfois au seau) par jour. Ca rafraichit, ca revigore, et surtout ça nettoie (surtout les pieds qui sont en contact avec la saleté des rues). C’est la vie ! Je fais extrêmement attention à protéger ma peau des moustiques : toujours en manches longues, pantalon long et crème anti moustique. Je touche de la peau de singe, mais pour l’instant je n’ai pas été piquée une seule fois. Alors que d’autres touristes de mon hotel ont été dévorés. Fierté personnelle !

Du curry partout ?

Non, plutôt du Masala, un mélange d’épices plus ou moins relevé. En arrivant en inde, je pensais me nourrir de Nan, mais en fait ici, ce n’est pas la spécialité. On les retrouve plutôt en Inde du sud. A Varanasi, on trouve souvent des thali au menu : riz, pois chiche, pomme de terre, petite salade de pomme de terre, et shiapati (sorte de petite galette). C’est délicieux, nourrissant. Encore une fois, je suis très attentive aux réactions de mon estomacs face aux tests culinaires. Dès que je me sens barbouillée, je bascule vers de la nourriture occidentale.

Concernant l’eau, je pensais devoir boire de l’eau en bouteille, mais en fait les indiens ont des purificateurs d’eau. C’est génial, c’est un peu comme nos carafes filtrantes, mais en plus puissant et beaucoup plus gros. Je bois essentiellement de l’eau purifiée. Ca évite de gaspiller du plastique.

Le rapport aux indiens

Ca c’est une partie encore difficile pour moi. Je discute énormément avec des amis indiens de la française chez qui je loge. Leur rapport aux femmes semble frustré par la pression sociale du mariage qui règne ici. Ils ne peuvent généralement pas entretenir de relations avec des femmes hors mariage. De ce fait, et aussi parce que des touristes se sont prêtés à des aventures avec des indiens, ils aiment séduire les étrangères. Cela rend mon rapport aux indiens compliqués. J’aurais pensé que l’argent serait plus un frein dans ma volonté de créer des liens sincères avec des locaux, mais en fait c’est plus l’image qu’ils ont des touristes occidentales qui me bloque. Grâce à des discussions profondes, j’ai compris que certains d’entre eux se mettent à disposition sexuelle des touristes pour apprendre dans ce domaine, tout en acceptant que celles-ci les ignorent en suite. Cela m’a heurtée. Mais dans le même temps, j’ai pu ouvrir les yeux sur une part de la réalité du rapport entre les locaux et les voyageurs. Cela m’handicape dans mes relations avec certains d’entre eux, mais en même temps, j’ai pu avoir des discussions extraordinaires et très franches à ce sujet. J’espère pouvoir développer des relations sincères en passant ce cap pesant des « tentative de séduction échouées ».

Comme vous le voyez, pas le temps de s’ennuyer.

A très vite pour un bilan de ma semaine à Varanasi.

Samedi, je pars pour Khajuraho !

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