5 visages qui ont marqué mon voyage en Inde

Hello !

Aujourd’hui, j’ai envie de me livrer encore d’avantage à vous. Parce que vos retours me font énormément plaisir. Je suis heureuse de vous donner le sourire avec mes récits d’aventure.

Un voyage, ça ne se vit pas seul. Quand je suis partie en Inde, j’avais vraiment peur d’être seule. Aujourd’hui, j’apprécie ces moments de solitude. Mais il y a aussi des rencontres qui m’ont marqué durant mon voyage. J’ai envie de vous présenter ces personnes formidables, qui ont fait de cette expérience, une aventure plus douce, plus inoubliable, plus vivante. J’ai envie de vous parler de mes rencontres avec ces individus, différents les uns des autres, mais qui m’ont tous touché à leur manière.

Monique, la généreuse

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Sans Monique, je crois que vous n’auriez pas eu d’image de l’Inde. Je ne l’ai pas raconté, mais a mon arrivée ici, j’étais extrêmement angoissée. Je voulais rentrer, je ne me pensais pas capable. Monique m’a proposé de passer quelques jours dans sa guest house à Varanasi, et m’a prise en l’état si je puis dire. Elle a compris mon appréhension, mon choc de l’Inde, et m’a donné le temps de m’en remettre avec une grande douceur, et une grande bienveillance. Elle a répondu aux mille questions qui me traversaient l’esprit et m’a aidé à poursuivre mon chemin sur les routes indiennes. Monique, merci.

 

Ritu, l’innocente

IMG_5270Lors de mon bref passage à l’orphelinat, à Varanasi, j’ai eu l’occasion de vivre aux côtés d’une cinquantaine d’enfants. Ils étaient tous autant rempli de joie les uns que les autres. Vivants, drôles, espiègles. Mais, sans pouvoir me l’expliquer, je suis tombée en amour pour la petite Ritu, 4 ans. Sans doute parce que sans parler, elle est venue le premier jour, chercher un peu d’affection sur mes genoux. Sans doute parce que nous avons pu passer plusieurs matinées ensemble, étant donné qu’elle n’allait pas à l’école. Si à la rentrée je parviens à mettre des sous de côté, j’aimerais pouvoir payer ses frais de scolarité. J’espère vraiment y parvenir, car elle le mérite tellement.

 

Ravi, le malicieux

IMG_5370Ravi a 31 ans (selon lui) et vit à Varanasi où il est chauffeur privé. Je l’ai rencontré grâce à Monique à l’heure du Chai, sur les ghats. Et parfois, lorsque l’on rencontre quelqu’un, on a l’impression de se comprendre tout de suite. C’est facile. C’est ce qui s’est passé avec Ravi. On a tout de suite rit, échanger sur des tas de sujets. Lorsque j’ai quitté Varanasi, j’étais triste de me séparer de ces personnes formidables dont Ravi et Monique font parti. Mais je sais que nous nous reverrons. De toute façon, je n’aime pas les adieux, ni les aurevoir. En attendant, on reste en contact grâce aux nouvelles technologies.

 

Jasmine, la battante

J’ai eu la chance de rencontrer Jasmine à Jaisalmer, la ville d’or, en me baladant dans les ruelles du fort. Sans pouvoir se l’expliquer, et alors que je n’avais aucune envie de shopping, j’ai accepté son invitation à entrer dans son échoppe. Alors, celle-ci m’a offert un bracelet pour le Raki (fête des frères et soeurs, mais aussi des amis, où on accroche un bracelet au poignet de ceux que l’on aime). Et puis un gâteau. Et puis, elle m’a raconté son histoire. Jasmine est la première femme a avoir ouvert un magasin à Jaisalmer, en dépit des regards malveillants des hommes du village. Elle n’avait pas d’autre choix pour sortir de la mendicité, après que son mari ait eu un accident qui lui a fait perdre son emploi. aujourd’hui, Jasmine est fière d’avoir un grand magasin, mais aussi un restaurant qui sert de la nourriture délicieuse. Je suis retournée chaque jour lors de mon passage à Jaisalmer, pour discuter avec elle. Je ne peux pas expliquer ni pourquoi, ni comment, mais j’avais juste envie de passer du temps avec elle. A la fin du premier jour,elle a plongé ses yeux noirs dans les miens, et m’a gratifié d’un « tu as un coeur pur, je t’aime bien ». Elle l’ignore sans doute, mais elle aussi.

Badia, l’authentique

Badia a sans doute une quarantaine d’année. Il n’en sait rien car, né dans un village du désert, on ne tient pas de registre des naissances. Il est allé au lycée chamelier. Nous on a des lycée hôteliers, eh bien à Jaisalmer, ce sont des lycées chamelier. Où on t’apprends à cuisiner dans le désert, à ramasser du bois, à prendre soin des chameaux, et des invités. Et puis maintenant, il travaille pour une entreprise qui vend des « safaris » aux touristes. J’ai fais parti des touristes qui ont tenté l’expérience. Mais, ayant refusé de monter sur les chameaux par peur de nourrir un business de la maltraitance envers les animaux, je suis restée auprès de Badia pour préparer le diner. C’est alors qu’il m’a offert un échange des plus authentique, couronné par un exceptionnel coucher de soleil. On a parlé des éoliennes dont il ne comprend pas l’utilité, mais en déplore l’esthétique, mais aussi de toutes ces nouvelles technologies qui ont débarqué dans la vie de ces hommes du désert au par avant isolés. Les smartphones en premier lieu. Ils perturbent selon Badia la tranquillité de ces hommes dans leur tête à tête avec les étoiles. Mais en même temps, ils leur permettent de garder des liens avec leurs familles, leurs amis, lors de leurs expéditions dans les dunes. Oui, oui, même dans le désert, il y a la 4G. Par contre il n’y a pas l’eau ni l’électricité. Faut pas trop en demander non plus ! Badia m’a dit que son rêve était d’aller à Udaipur. Comme j’en revenais tout juste, je lui ai proposé de regarder mes clichés, et on a terminé tous les deux émus. Lui de voir la cité de ses rêves, moi de le voir regarder des images avec un air ébahi. Ensuite, on a cuisiné des chapatis au feux de bois avant de regarder les étoiles. Badia, merci pour ta pureté.

 

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